Pas toujours facile de vivre le confinement pour les passionnés de ski et les amoureux des grands espaces. Vous avez certainement envie de profiter du grand air et des jours qui rallongent avec l’arrivée du printemps.  Le confinement peut rapidement devenir source d’ennui et de frustration. Mais prenons les choses du bon côté et profitez-en pour faire ce que vous aviez remis à plus tard. C’est d’ailleurs ce que les ambassadeurs de la marque Atomic Max, Pablo et Stéphane ont fait. Ils nous donnent tous leurs bons tuyaux  et nous expliquent comment ils vivent leur confinement. Besoin d’idée d’activités ? Vous êtes au bon endroit.

Max – Moniteur de ski à Val Cenis

Je suis Max Vince, 36 ans, moniteur de ski sur Val Cenis, ancien athlète freestyle (avec Atomic) et ambassadeur Atomic, propriétaire d’Escape Games en station.

Une de mes occupations durant le confinement et d’entretenir et de préparer mes skis a passer eux aussi un confinement précoce.

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Je suis sur les photos avec mon Atomic Vantage 90 autrement dit mon ski à tout faire. Lorsqu’on est moniteur il est important d’avoir ce genre de « 4X4 » à la fois passe partout mais performant. Je leur demande beaucoup et ils subissent toutes sortes de maltraitance, les enfants de 1ere étoile qui te passent dessus, les cailloux qui ressortent au mois de mars et qui viennent t’arracher un bout de semelle, le vacancier un peu gauche qui fait tomber la pile de ski devant le bar du pied de piste…

Même si mes skis sont entretenus tout au long de l’hiver il est important pour moi de les remettre à neuf en attendant l’hiver d’après.

J’ai 2 solutions soit je les amène à mon magasin de sport préféré ou ils ont les machines dernier cris soit je m’y colle. Vu que le magasin est fermé, plus le choix on ressort les armes (c’est la guerre qui la dit l’autre…).

Tout d’abord les carres. J’ai trois sortes de lime, la grosse Berta qui me serre en cas extrême de carre démontée, mon intermédiaire (photo) et la lime fine de finition. À savoir que si votre ski est entretenu tout l’hiver les carres ne s’abiment que très peu. Je passe donc ma lime intermédiaire suivie d’une « pierre à diamant » et le tour est joué. Cela m’a pris 10 minutes et les carres sont affutées, prêt à couper du saucisson.

Ensuite la semelle, celle-ci n’a que des rayures d’usure habituelle et pas de gros pète nécessitant de reboucher à la bougie. J’opte donc pour un fartage d’entretien sans raclage afin que la semelle et les carres soit recouvert d’une belle couche de fart qui protégera le tout jusqu’à la saison prochaine. Je choisis de mettre du fart Rouge (pour température intermédiaire) et de laisser sécher le tout. Quand je réutiliserai mon ski je pourrais soit le racler et enlever la couche de wax soit tout simplement skier avec, ce dernier partira par simple friction avec la neige.

Enfin tous mes skis sont stockés dans un endroit sec ou il n’y a que très peu de variation du taux d’humidité entre les bouteilles de pinard et le jambon de pays.

Pablo – Athlète coureur de ski mountaineering

Je suis Pablo Giner, jeune coureur de ski mountaineering français, équipé par Atomic, j’ai 18 ans, et je suis étudiant en licence de géographie à Grenoble.

Après l’annulation des plus grandes compétitions de la saison en ski alpinisme, la Pierra Menta et les championnats d’Europe à Madonna Dicampiglio, la saison était terminée. Malgré cela il restait des montagnes et de la neige, alors j’ai imaginé plein d’aventures à faire ce printemps. Malheureusement le virus n’avait pas terminé de nous mettre des bâtons dans les skis en nous imposant le confinement.

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Au début c’était très difficile d’admettre qu’il fallait ranger les skis, leur dire au revoir jusqu’à l’hiver prochain. Comme les fédérations nous l’ont dit c’est une question de santé publique alors on obéit et on cherche de nouveaux projets.

Mais le confinement n’interdit pas de s’entraîner ni de se projeter dans l’avenir alors je me suis mis à penser à ma saison de course à pied ainsi qu’à la prochaine saison de ski alpinisme.

J’ai commencé par prendre quelques jours de repos tout de même pour reposer mon esprit et repartir avec l’énergie d’un combattant. À la reprise de l’entrainement, une journée type ressemble à :

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Levé 8h, début de l’entrainement à 9h. Tous les jours avant de m’entrainer, je prépare mes affaires comme si je devais aller courir ou bien aller à la salle de musculation, je pense que c’est important de retrouver des repères dans l’entrainement au quotidien.

Je commence l’entrainement souvent avec 20 min de course à pied autour de chez moi, puis je continue avec 45min de renforcement musculaire.

Le principal problème du confinement dans mon sport est de pouvoir faire des entrainements de plusieurs heures, la meilleure alternative reste le vélo d’appartement.

Cependant rester une à deux heures sur un vélo en faisant du surplace, c’est très long et on s’ennuie, alors j’en profite pour regarder une série ou bien des documentaires sur des alpinistes. Mais ce qui me motive le plus c’est les replays des grandes courses, celles que je rêve de faire comme la Pierra Menta ou l’UTMB !

Je profite aussi d’avoir plus de temps pour faire de la proprioception sur ma slakline, un exercice très important pour le ski comme pour la course à pied.

L’après-midi je reprends mon travail d’étudiant en Géographie à l’institut de géographie alpine de Grenoble. Je poursuis mes cours à distance.

Enfin le soir je profite de mon temps libre pour imaginer de nouveaux projets à ski à travers les Alpes. En confinement, c’est clair on a le temps de rêver !

Stéphane – Web developper, photographe et afficionados de projet ski

Stéphane Guigné, 32 ans, infographiste / Web developper, photographe et afficionados de projet ski, ambassadeur Atomic.

Pas facile de rester confiné alors qu’on rêve d’action et de grands espaces. Surtout quand on vient tout juste de goûter aux frissons du drone FPV et que l’on a qu’une hâte : aller contempler les paysages, jouer avec les éléments et suivre nos copains comme les oiseaux peuvent le faire tous les jours avec encore plus de liberté.

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Pour ceux qui ne connaîtraient pas, FPV (First Person View) est le fait d’être en immersion complète, avec un masque devant les yeux nous projetant un retour vidéo, ce qui donne l’impression d’être à l’intérieur de l’objet télécommandé.

Les premiers vertiges ou titubements que l’on peut subir lors de nos premières expériences témoignent que l’on fait vite abstraction de l’écran qui se trouve devant nos yeux.

Sans même que vous vous en rendiez forcément compte, cette pratique d’aéromodélisme est en train de se répandre massivement dans la prise de vue sportive. Bien moins couteux et dangereux qu’un hélicoptère, bien plus maniable et rapide qu’un drone de loisir grand public, le drone FPV offre des possibilités nouvelles avec la capacité de suivre très rapidement, de manière très proche et surtout dans un espace à 360º. Déjà bien implanté dans la pratique des sports extrêmes ou sports à moteur depuis quelques années, il se popularise indéniablement dans les sports de glisse comme notamment le ski et le snowboard.

L’an dernier, on a en effet pu être bluffé par Freezr, un segment vidéo de ski freestyle urbain entièrement filmé en FPV par Jonny Durst (alias blastr) avec les riders de la team Level 1.

Très récemment, les Shredbots ont dévoilé Light, un segment vidéo de snowboard backcountry très poétique, où en plus des plans FPV on peut également voir le drone en action !

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Il faut cependant savoir que si le degré de liberté est total, c’est car il n’y a pas (ou du moins très peu) d’intelligence dans le drone. La fluidité de la prise de vue ainsi que la capacité à éviter les objets ou les personnes en revient alors entièrement à la dextérité du pilote et même à la seule la gymnastique de ses pouces. Pour rester dans le domaine du ski, il faut donc prévoir quelques séances d’entrainement pour en arriver au niveau d’excellence de pilotes comme Thomas Paniava (alias tomzfpv) pour suivre Valentin Delluc en speed riding ou encore faire la course avec Alexis Pinturault en slalom géant !

Alors avant de rêver de filmer vos potes dans la poudreuse avec votre nouveau drone FPV, vous pouvez toujours transformer votre maison en terrain de jeu. Attention toutefois, le bruit  « bzzzzzz » du drone à la travers la maison ou l’appartement ne vous fera pas que des amis !

 Et pour ceux qui seraient curieux d’essayer le pilotage en « accro » (sans assistance pour stabiliser le drone), sachez qu’il vous suffit d’une vieille manette de jeux branchée à un ordinateur et de télécharger un simulateur tel que FPV Freerider (le plus basique et le moins cher), Liftoff (le plus populaire?) ou DCL (un bon mix entre fantastique et réalité). Dans DCL vous pourrez notamment vous entraîner sur la piste du snowpark de LAAX !

[photo : stéphane en train de jouer à DCL sur le snowpark de LAAX]

En espérant avoir un peu démystifié cette pratique du drone FPV, qui jusqu’à maintenant considérée comme très « geek »  est en train de se populariser grâce aux capacités impressionnantes qu’elle offre pour la prise de vue.