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Alors qu’elle a signé ce week-end sa meilleure performance avec un Top 10 et une 8éme place à la Poursuite d’Ostersund, il est temps d’en apprendre d’avantage sur l’une des premières recrues du #TeamEkosport : Marine Bolliet. 

 
 

Marine, peux-tu présenter ton parcours en quelques mots ?

 

J’ai commencé le ski de fond à l’âge de 5 ans, puis jusqu’au collège, où je faisais également du cirque. À partir de la Seconde, je me suis investie à 100% au ski de fond et au biathlon et j’ai commencé à faire des sélections, puis à rentrer en comité. Aujourd’hui, je fais partie de l’équipe de France B de Biathlon.

 

Au niveau des entraînements, quel est ton rythme ?

 

J’ai 3 heures d’entrainement minimum par jour, toute l’année. Nous avons une trêve en avril et contrairement à ce que l’on peut penser, le plus gros du travail est l’été et non l’hiver. C’est durant la saison estivale que nous préparons la future saison. En hiver, les entraînements sont différents, il faut savoir doser entre de gros entraînements et d’autres moins intenses pour laisser le temps au corps de se reposer.

 

Qu’est-ce que tu fais pour t’entraîner ?

J’ai une base de renforcement musculaire, d’aérobie, de gainage et ensuite des entraînements en ski-roues ou en ski de fond selon la saison, du vélo de course, du VTT et de la course à pied.

 
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Comment sont organisés tes entraînements ?

 

Je les planifie tout au long de l’année avec mes entraîneurs et on adapte ensuite selon les conditions, l’état de forme, les sensations du moment. Certaines semaines, on fatigue plus son corps et d’autres mois, où il faut le laisser assimiler les entraînements.

 

Où fais-tu tes entraînements ?

Une moitié de l’année où je suis avec les équipes de France, entre l’étranger et la France, et une autre moitié où je m’entraîne avec mon club, dans le massif des Bauges et à la Féclaz.

 

Est-ce que tu fais d’autres sports à côté de ça ? Est-ce pour le loisir ou as-tu toujours en tête le bénéfice que tu en retireras pour tes compétitions ?

 

L’avantage avec le biathlon, c’est que pour les entraînements, nous faisons plein d’autres sports, comme je te le disais tout à l’heure, il y a de la course à pieds ou encore du VTT. Ça fait partie de mes entraînements, mais c’est un plaisir aussi, on ne recherche pas à tout prix la meilleure performance dans ce cas-là, c’est plus cool.

 

Et puis il y a aussi les blessures, qu’il faut éviter. J’aime par exemple la grimpe, l’escalade, mais si j’en fais, je ne prendrais pas de risques inutiles, pour ne pas me blesser. Tout est une question d’équilibre.

 
 

Au niveau alimentaire, comment te prépares-tu pour une compétition ? Changes-tu tes habitudes à ce moment-là ?

Je n’ai pas d’aliments interdits, il faut trouver son propre équilibre. Je ne mangerai pas une fondue la veille d’une compétition, ça parait logique, mais en règle générale je ne change pas mon alimentation selon les entraînements et les compétitions. J’essaye plutôt de garder une ligne de conduite, de suivre les grandes lignes de la nutrition tout le temps. Après, ce sont plus des réflexes, comme le fait de boire une boisson énergétique après une séance d’entraînement par exemple pour récupérer plus facilement, ou de manger rapidement après une compétition. Au fur et à mesure du temps, tu commences à connaître ton corps et à te connaître toi.

 

Quels sont tes objectifs pour la saison 14/15 ?

 

Les premiers objectifs sont les sélections pour la coupe du monde. J’aimerai aussi me sélectionner pour les relais et rentrer plus régulièrement dans les 25 – 20, que ça se consolide à ce niveau-là.

 

Aurais-tu des conseils à donner pour des jeunes qui souhaitent évoluer dans ce sport, à un niveau professionnel comme le tiens ?

 

Le plus important reste le plaisir. L’implication que l’on met pour évoluer professionnellement dans le sport peut être pesant parfois, à l’adolescence par exemple.

En tant que sportif, nos vies sont différentes, c’est sûr, mais c’est une question de balance et de choix de vie. Il faut faire des concessions, mais je pense que le plus important c’est d’au moins essayer quand on veut quelque chose. D’être à fond, de s’impliquer et d’essayer, pour ne pas avoir de remords. Ça nous permet de toucher à nos rêves, c’est avant tout un plaisir, c’est l’essence même du sport et au moment où ça ne devient plus un plaisir, il faut savoir se remettre en question.

 

Quel est ton ou tes meilleurs souvenirs de ta carrière jusque-là ?

 

Je dirais le relais d’Oberhof où on a fait une troisième place. Le relais, c’est beaucoup de pression mais lorsque ça se passe bien, la joie et les émotions sont démultipliées. Les JO également, parce que c’est un rêve, et enfin je dirais simplement, les moments où ton corps suit, tu sais que tu peux faire de bonnes performances, ça prouve que les entraînements paient et c’est une superbe sensation.

 

Tu parles justement de relais, as-tu une préférence ?

 

Les courses que je préfère sont les mass-start, je n’en ai pas fait beaucoup, mais il y a les meilleurs du circuit et c’est donc l’occasion d’en apprendre beaucoup. J’aime également les poursuites car ça me décomplexe, que l’on soit devant ou derrière, ça nous booste et j’arrive davantage à m’accrocher.

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Marine Bolliet, en visite à Ekosport il y a quelques semaines 

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