Cela ne vous viendrait jamais à l’esprit de partir à la montagne sans un masque de ski ou des lunettes de soleil de ski ? Heureusement, car non seulement ils vous permettent de skier sans être ébloui, mais ils représentent en plus une protection essentielle pour vos yeux. En effet, bien choisir son masque de ski ou ses lunettes de soleil est essentiel pour protéger ses yeux en montagne. Suivez nos conseils pour bien choisir vos monture de lunettes de ski ou vos masques, qui vous accompagneront sur les pistes.
Pourquoi porter un masque de ski en montagne ?
Vous avez forcément remarqué qu’à la montagne, la luminosité est plus éblouissante qu’en ville. En effet, la neige réfléchit jusqu’à 80 à 90 % des rayons UV, augmentant ainsi l’exposition des yeux au soleil.
À cela s’ajoute l’altitude : le rayonnement UV augmente en moyenne de 10 à 12 % tous les 1 000 mètres. Ainsi, porter un masque de ski ou des lunettes de soleil adaptées reste essentiel pour protéger efficacement ses yeux, même par temps nuageux.
Au-delà du confort visuel, ces équipements limitent les risques de lésions oculaires provoquées par les UV. De plus, ils protègent notamment contre l’ophtalmie des neiges, une inflammation douloureuse de la cornée et de la conjonctive. Par ailleurs, les masques de ski contribuent à améliorer la perception des reliefs et des contrastes. En effet, une forte luminosité ou un brouillard épais peuvent rendre difficile l’identification des bosses, des irrégularités du terrain ou des plaques de glace. Ainsi, un écran adapté aux conditions météorologiques aide à mieux distinguer ces obstacles et à skier plus sereinement.
Enfin, le masque de ski constitue une protection supplémentaire contre le froid, le vent, les projections de neige et les petits débris, particulièrement appréciable lors des descentes.
La protection, critère essentiel pour choisir son masque de ski
Avant de choisir votre équipement de ski, il est important de connaître les différentes catégories de protection. Il en existe 5, de 0 à 4, selon la quantité de lumière visible que les verres laissent passer.
On parle de VLT (taux de transmission de la lumière visible). Cet indicateur permet de choisir un écran adapté aux conditions météorologiques.
- Catégorie 0 : ces verres laissent passer plus de 80 % de la lumière visible. Très clairs ou transparents, ils conviennent aux conditions de très faible luminosité, notamment pour le ski nocturne.
- Catégorie 1 : avec une VLT comprise entre 43 et 80 %, ces verres sont adaptés aux journées nuageuses, au brouillard et aux conditions de faible luminosité.
- Catégorie 2 : ces verres transmettent entre 18 et 43 % de la lumière visible. Ils offrent un bon compromis pour skier par luminosité moyenne ou lorsque la météo est changeante.
- Catégorie 3 : avec une VLT comprise entre 8 et 18 %, ces verres filtrent une grande partie de la lumière visible. Ils conviennent particulièrement aux journées ensoleillées et aux conditions de forte luminosité.
- Catégorie 4 : ces verres très foncés laissent passer seulement 3 à 8 % de la lumière visible. Ils sont destinés aux conditions de luminosité extrême, notamment en haute montagne ou sur glacier.
Quels verres choisir ?
Les conditions météorologiques changent rapidement en montagne. Pourtant, il est rare de posséder un masque de ski pour chaque catégorie de protection.
Pour s’adapter à différentes conditions, certains écrans intègrent des technologies spécifiques.
Vous pouvez ainsi choisir entre deux types de verres :
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Verres photochromiques
Ces verres s’adaptent automatiquement à la luminosité en s’éclaircissant ou en s’assombrissant. Selon les modèles, ils peuvent couvrir 2, voire 3 catégories de protection. Leur temps de réaction est plus ou moins long selon les modèles, mais cette qualité est tellement intéressante que l’on peut bien faire preuve d’un peu de patience.
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Verres polarisés
Ces verres réduisent les reflets lumineux provoqués par la réverbération sur la neige. Ils limitent ainsi l’éblouissement et améliorent le confort visuel, notamment par fort ensoleillement. Attention toutefois, une polarisation importante peut parfois rendre certaines plaques de glace plus difficiles à distinguer.
Par ailleurs, certains masques de ski combinent ces deux traitements.
Quelle couleur de verre choisir ?
Les masques et lunettes de ski se déclinent en plusieurs couleurs. Au-delà de l’aspect esthétique, la teinte des verres influence la perception des contrastes et des reliefs selon les conditions météorologiques.
Les verres jaunes, roses ou orangés permettront d’accentuer les reliefs en cas de brouillard. Effectivement, ils peuvent améliorer les contrastes par temps nuageux, sous la neige ou dans le brouillard. En revanche, si le temps se lève et que le soleil réapparaît, les verres jaunes ne pourraient plus être suffisants pour filtrer la luminosité ambiante.
Pour skier sous un ciel bleu, préférez des verres plus foncés, notamment bruns ou gris. Ces derniers préservent généralement une perception plus naturelle des couleurs.
Toutefois, la couleur ne suffit pas pour choisir son masque de ski. Vérifiez également sa catégorie de protection et son taux de transmission lumineuse (VLT) de l’écran.
Bon à savoir : et pourquoi pas un masque à écrans interchangeables ?
Pour adapter votre équipement à toutes les situations, vous pourrez également choisir un masque de ski doté d’écrans interchangeables, comme un modèle Uvex. Les systèmes magnétiques facilitent leur remplacement, mais d’autres mécanismes existent également.
Quelle monture pour son masque de ski ou ses lunettes de soleil ?
Commençons par les lunettes de soleil adaptées au ski. Leur monture doit être enveloppante pour protéger vos yeux des rayonnements latéraux, du vente et du froid.
Pour un bon maintient, privilégiez des branches adaptées à votre visage et compatibles avec votre casque. Pour pouvoir porter vos lunettes de soleil aussi bien dans les rues de la station que sous votre casque, choisissez des branches droites ou réglables qui vous assureront une bonne tenue. Quant aux masques de ski, il y a un peu plus de choix.
Les écrans cylindriques
Elles suivent un axe horizontal pour offrir une courbure ergonomique. L’écran reste plat ce qui permet de très peu déformer l’image. Son champ de vision est tout à fait adapté à une utilisation sur pistes. C’est dans cette catégorie que l’on retrouve les masques les plus abordables.
Les écrans sphériques
Contrairement aux montures cylindriques, les écrans sphériques présentent une courbure horizontale et verticale. L’écran est bombé, ce qui lui permet de s’adapter à la forme de la rétine. Une légère distorsion de l’image peut apparaître sur les angles extérieurs. Le champ de vision est élargi et la perception des reliefs améliorée ; deux spécificités qui seront particulièrement appréciées des freeriders.
Les écrans toriques
Quant aux écrans toriques, ils associent également deux courbures, mais avec des rayons différents à l’horizontale et à la verticale. Cette conception vise à offrir un large champ de vision et un bon confort visuel. Elle constitue une alternative aux écrans cylindriques et sphériques.
Masques de ski OTG
OTG signifie « Over the Glasses ». Ces masques sont donc destinés aux personnes portant déjà des lunettes. Ces montures sont travaillées pour offrir une plus grande profondeur, prévenir la formation de buée, et éviter les irritations dues à la compression des branches de lunettes contre les oreilles.
Les masques de ski sans monture
Rien de magique là-dedans, c’est juste que la monture ne constitue plus un cadre imposant, mais disparaît derrière l’écran (ou se fait très discrète sur les contours). Cette conception offre un design épuré et peut favoriser un champ de vision plus dégagé. En freeride, cela permet de ne pas se retrouver avec de la poudreuse tout autour de son masque. C’est également la monture de prédilection pour les masques à écrans interchangeables.
Masques de ski : n’oubliez pas le confort !
Vous allez devoir garder votre masque de ski sur le nez pendant de longues heures, assurez-vous donc qu’il vous apporte tout le confort nécessaire en vérifiant les points suivants :
- La mousse : en contact direct avec votre peau, elle doit être douce, respirante et non irritante. Les mousses à double ou triple densité peuvent offrir un meilleur ajustement et davantage de confort.
- Le traitement des verres : outre le choix entre des modèles photochromiques ou polarisés, un traitement antibuée améliore la visibilité, tandis qu’un traitement anti-rayures contribue à prolonger la durée de vie de votre écran ou de vos lunettes de soleil.
- La taille : pour allier confort et efficacité, votre masque de ski doit épouser les contours de votre visage sans exercer de pression. Vous trouverez ainsi des masques spécialement conçus pour les différents types de visages (fins ou larges). Un strap large permettra un maintien optimal. Enfin, n’oubliez pas de vérifier que la taille de votre masque est compatible avec votre casque, et que l’un comme l’autre reste confortable une fois que vous les portez ensemble.
- Le matériau des verres : différents matériaux sont utilisés pour la fabrication des verres des masques de ski et lunettes de soleil. Un verre minéral résistera bien aux rayures, mais sera en revanche plus lourd et plus fragile. Le verre organique (polycarbonate) est très léger, ce qui le rend bien plus confortable. Il est par ailleurs très résistant. Quant aux verres NXT, ils vous offriront un confort visuel parfait, une bonne résistance aux chocs, et ils affichent un poids plume.
Comment lutter contre la buée sur son masque de ski ?
Passages en plein vent, coup de chaud dans une descente intense, soudaine baisse d’activité en faisant la queue au télésiège : toutes ces variations de température sont un terrain béni pour la condensation. Pour éviter la formation de la buée sur votre masque de ski ou vos lunettes, vous avez 3 solutions.
Un traitement antibuée
Que vous ayez opté pour un masque ou des lunettes de soleil, c’est LE traitement dont vous ne sauriez vous passer. Qu’il s’agisse d’un revêtement spécial ou d’une technologie qui absorbe l’humidité : chaque firme a sa recette et les résultats sont équivalents.
En effet, ce traitement limite la condensation sur la face intérieure de l’écran et améliore la visibilité. Son efficacité varie selon les technologies et les conditions d’utilisation.
Choisir un masque de ski à double écran
Oui, les masques à écran simple offrent une moindre distorsion de l’image, mais ils sont particulièrement sensibles à la condensation. Grâce à une couche d’air isolante entre ses deux parois, le double écran réduit les écarts de température et limite la formation de buée. Cependant, il ne l’élimine toutefois pas totalement.
Opter pour une bonne ventilation
Une bonne ventilation permet de limiter la formation de buée sur votre masque de ski. Les aérations, généralement placées sur le haut et le bas de la monture, favorisent la circulation de l’air et l’évacuation de l’humidité.
Certains modèles disposent également de micro-ventilateurs intégrés, particulièrement utiles pour les porteurs de lunettes de vue avec un masque OTG.
Bien choisir son masque de ski pour protéger ses yeux
Le choix d’un masque de ski ou de lunettes de soleil adaptées est essentiel pour protéger vos yeux en montagne. Catégorie de protection, confort, visibilité et ventilation sont autant de critères à prendre en compte. L’essentiel est de choisir un équipement adapté aux conditions météorologiques et à votre pratique.
Les trois points-clés pour bien choisir sa monture de lunettes de ski ou son masque de ski :
- La protection : choisissez une catégorie adaptée à la luminosité. Les catégories 1 et 2 conviennent au mauvais temps, la 3 au soleil et la 4 aux conditions extrêmes.
- Les verres : les technologies photochromiques s’adaptent aux variations de luminosité, tandis que les verres polarisés réduisent l’éblouissement.
- Le confort : privilégiez un masque de ski bien ajusté, compatible avec votre casque et doté d’une bonne ventilation. Pour les lunettes de soleil, choisissez une monture enveloppante.
