Freeride : Bien choisir ses skis

L’essentiel à connaitre avant de choisir ses skis freeride

 

Fan de powpow, vous passez plus de temps à léviter sur la neige qu’à suivre les pistes ? Bienvenue dans le monde du freeride, à la recherche des meilleurs spots dès que les conditions de neige sont optimales ! En attendant le début de saison, petit tour d’horizon des différents modèles de ski freeride adaptés à la pratique, pour vous aider :

 

Comment choisir ses skis freeride ?

 

Avant de commencer à parcourir les magasins de sport à la recherche d’un nouveau ski freeride, il faudra se poser les bonnes questions, et notamment la fréquence de vos sorties hors-piste. Si vous comptez vous aventurer hors des piquets une à deux fois par saison seulement, mieux vaut louer ses skis freeride pour l’occasion. De même, si vous visez principalement les bords de piste, il serait préférable de s’équiper de skis polyvalents pour garder un bon niveau de maniabilité sur piste. En effet, les skis dédiés au hors-piste sont plus larges au patin et donc demandent un effort supplémentaire pour passer de carre à carre sur piste damée.

Fréquence, niveau de ski, polyvalence : voici quelques critères qui vous permettront de savoir comment faire le bon choix pour des skis freeride les plus adaptés à votre usage.

 

Qu’est-ce qu’un ski freeride ?

 

Parmi tous les modèles de ski proposés, vous ne voyez pas trop la différence ? Prenez connaissance des trois critères clés pour comprendre la morphologie d’un ski et son impact sur la neige :

  • Tout d’abord, son cambre. Si vous posez un ski classique au sol et observez de près la spatule, vous noterez qu’elle n’est pas plate, mais affiche une certaine cambrure sous les fixations. C’est le cambre. Selon sa position et son élévation, le ski accrochera plus ou moins la neige.
  • À cela s’ajoute le rocker. Généralement à l’avant ou à l’arrière de la spatule, c’est la partie surélevée. À l’avant, il permet d’améliorer la maniabilité et d’aider les débutants (et les skieurs intermédiaires) à plus facilement amorcer leurs virages. C’est ce qu’on appelle un ski évolutif. Si le rocker est plus marqué, alors il aide à skier sur une plus grande variété de neige, de la piste damée à la poudreuse. À l’arrière, il améliore la maniabilité et la conduite du ski. La longueur et le degré du rocker placent un ski dans une catégorie plutôt qu’une autre. Un léger rocker à l’avant, le ski devient polyvalent. Un rocker à l’avant et à l’arrière, le ski est destiné au freestyle, c’est-à-dire à faire des figures dans les snowparks. Si le rocker représente près de la moitié du ski, réparti à l’avant et à l’arrière, alors c’est un ski freeride.
  • Ensuite, il faudra s’attacher à la largeur du ski pour déterminer son usage. C’est principalement le largueur sous le patin (partie sous les fixations) qui importe. Plus il est large, plus le ski gagnera en flottabilité. Ainsi, les skis freeride misent de plus en plus sur un patin large pour une meilleure portance sur la poudreuse.

 

En conséquence, pour bien choisir un ski dédié uniquement au freeride, il faudra qu’il combine 50 % de cambre, 50 % de rocker et un large patin. D’autres proposeront des versions plus ou moins axées sur la pratique hors-piste. Plusieurs options s’offrent donc à vous selon votre niveau et votre usage. Nous vous aidons ici à savoir « comment bien choisir votre type de skis freeride » :

 

  • All-mountain : le ski pour les amateurs de poudre : vous êtes un freerider, mais pas que. Vous aimez aussi tailler quelques courbes, à l’occasion, sur les pistes ? La gamme all-mountain est faite pour vous. Ces skis polyvalents s’adapteront à vos envies et aux différentes conditions de neige. Si le hors-piste reste occasionnel, alors ce type de ski s’adapte à votre usage. C’est donc la première étape avant l’achat d’un ski dédié au hors-piste. À noter qu’à être bon partout, ils ne sont excellents ni sur piste, ni hors-piste. 
  • Fat Freeride : pour les passionnés de hors-piste : les fats sont faits pour ceux qui veulent des skis performants et rapides en hors-piste, qu’importent les conditions de neige, tout en restant quand même skiables sur piste. En somme le niveau supérieur du all-mountain. N’hésitez pas à les tester avant achat, notamment sur piste pour jauger leur réaction sur neige damée.

 

choisir ski freeride

 

  • Big Mountain Rocker : à la différence des fats, les big mountain ont des spatules Rocker, ce qui permet d’avoir un ride plus léger et plus libre. Bref, avec ça, vous pourrez profiter largement des grands espaces ! Certains peuvent être adaptés pour la piste, mais sachez quand même qu’ils sont essentiellement faits pour sortir des sentiers battus. L’idéal étant d’avoir deux paires de skis, l’une pour dévaler les pistes damées, l’autre pour profiter des combes et des couloirs enneigés.
  • Freeride Rando : vous êtes de plus en plus à allier le ski de rando au freeride. Les principaux atouts de cette gamme ? Un ski conçu pour la descente tout en étant allégé pour s’ajuster au montage des peaux de phoque et aux montées raides. Le plus important critère ici ? Le type de fixation. Le top étant d’en choisir une facile à enfiler, assez standard pour pouvoir faire évoluer votre matériel sans frein et adapter à vos chaussures.

 

Comment choisir la taille de ski freeride ?

 

Là encore, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise taille de ski freeride, tout dépend de ce que vous comptez en faire. En ski alpin sur piste, on recommande généralement des skis à votre taille. Pour les débutants, on s’oriente vers des skis un peu plus courts, car ils seront plus facilement maniables.

Sur la powpow, même combat : la taille de vos skis freeride doit donc être équivalente à votre taille. Ceux qui ont de bonnes cuisses et qui peuvent contrôler leurs spatules dans tous types de neige pourront monter jusqu’à 10, voire 20 cm de plus. En effet, plus vos skis sont longs, plus ils flotteront aisément sur la neige. Reste à être capable de les manœuvrer en toute sécurité.

Ceci étant dit, vous savez maintenant que la flottabilité est boostée par la largeur au patin. À vous donc d’opter pour un ski suffisamment court pour être manœuvrable, suffisamment long pour faciliter la glisse, suffisamment large pour déjauger en poudreuse et suffisamment étroit pour passer rapidement de carre à carre sur piste. C’est la même problématique que Boucle-d’Or, choisir son ski, c’est choisir un ski qui n’est ni trop, ni trop peu.

Si vous souhaitez initier vos bambins aux plaisirs de la glisse libre, nos conseils restent valables. La taille de ski freeride enfant idéale équivaut à sa taille, pas plus. Si votre enfant est un poids plume, on pourra même prendre une taille de ski freeride junior de 5 cm en moins. Il faudra bien entendu également l’équiper de tout le matériel de sécurité et veillez à bien régler ses fixations pour éviter tout accident.

 

La peuf, un terrain de jeu sans limites ! Pour en profiter au mieux, il vaut donc mieux faire le choix d’un ski freeride adapté à votre niveau de skieur et à votre fréquence. Mais pas que ! Pensez aussi à vous équiper du matériel de sécurité recommandé pour toute sortie en dehors de sentiers battus : DVA, pelle, sonde…

 

Les trois points-clés à retenir pour bien choisir ses skis freeride :

  • L’usage d’un ski est défini par son cambre, son/ses rocker(s) et sa largeur,
  • Choisir son ski freeride, c’est l’adapter à son usage personnel : polyvalent, 100 % freeride, randonnée ;
  • Un ski freeride doit être à votre taille, voire 10/20 cm de plus si vous êtes capable de le guider.

 

5 (100%) 1 vote

Laisser un commentaire

A la Une !
A la Une !